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Le Royaume-Uni prévoit des sanctions pour les dirigeants du secteur technologique en raison de l’application de la loi sur la pornographie en ligne

Le Royaume-Uni fait avancer des mesures qui pourraient tenir les cadres supérieurs du secteur technologique personnellement responsables si les plateformes ne retirent pas certains types de pornographie nuisible en ligne, selon des rapports et des communiqués officiels.

 

 

Ces propositions s’inscrivent dans des mises à jour plus larges de la législation sur la sécurité en ligne, incluant des amendements liés à la Loi sur la sécurité en ligne de 2023, qui impose aux plateformes l’obligation de lutter contre les contenus illégaux et nuisibles.

Selon les changements proposés, les dirigeants des entreprises technologiques pourraient faire face à des sanctions pénales, y compris des peines de prison potentielles, si leurs plateformes n’agissent pas sur des images intimes non consenties ou des contenus similaires dans les délais impartis.

Les mesures se concentrent en partie sur des contenus tels que le « revenge porn » et les images explicites générées par IA et partagées sans consentement. Les propositions gouvernementales exigent que les plateformes retirent ce contenu rapidement après sa publication, transférant ainsi la responsabilité aux prestataires de services et à leur direction.

L’initiative fait suite aux recommandations de l’Independent Pornography Review, qui a examiné les risques associés au contenu adulte en ligne. La baronne Gabby Bertin, qui a dirigé l’examen, a déclaré que les individus apparaissant dans des contenus pornographiques pourraient faire face à des risques, notamment l’exploitation et la coercition, et que les plateformes devraient s’assurer que les participants sont adultes et ont donné leur consentement.

D’autres efforts législatifs liés au même domaine politique incluent des propositions visant à criminaliser certaines catégories de contenus pornographiques et à étendre les pouvoirs d’application. Les récentes activités parlementaires ont abordé des contenus jugés nuisibles, y compris des représentations spécifiques que les législateurs ont jugées susceptibles de normaliser les comportements abusifs.

Le cadre d’application s’appuie sur les exigences existantes de la loi sur la sécurité en ligne, qui permet aux régulateurs d’imposer des amendes allant jusqu’à 18 millions de livres sterling, soit 10 % du chiffre d’affaires mondial, aux entreprises qui ne respectent pas leurs obligations.

La surveillance réglementaire est assurée par Ofcom, qui a le pouvoir d’enquêter sur le respect du respect et d’appliquer les sanctions. Le régulateur a déjà ouvert des enquêtes sur les plateformes concernant des préoccupations liées à des images explicites et non consenties.

Les propositions restent soumises à des processus législatifs et à des affinements supplémentaires, notamment la définition des seuils d’application et la portée de la responsabilité exécutive.