La Commission européenne, l’organe exécutif de l’Union européenne, a lancé une enquête officielle sur la plateforme de réseaux sociaux X, détenue par Elon Musk, concernant son chatbot d’intelligence artificielle Grok et son rôle dans la génération d’images sexuellement explicites, y compris des images manipulées impliquant des femmes et des mineurs. L’enquête a été annoncée en janvier 2026 et est menée dans le cadre de la loi sur les services numériques (DSA) de l’UE, un cadre réglementaire pour les plateformes numériques.

 

 

L’enquête se concentre sur la question de savoir si X a respecté ses obligations légales de limiter les contenus nuisibles ou illégaux générés par l’outil d’IA Grok, en particulier les images deepfake sexualisées non consenties. Les responsables de l’UE ont exprimé leur inquiétude quant au fait que Grok était capable de produire des images manipulées qui semblaient montrer des individus, y compris des enfants, dans des contextes sexuellement explicites. L’enquête vise à déterminer si X a pris des mesures adéquates pour évaluer et traiter les risques associés à cette fonctionnalité, et si la gouvernance du contenu de la plateforme ainsi que les mesures d’atténuation des risques respectent les exigences de la DSA.

En vertu de la loi sur les services numériques, les grandes entreprises technologiques doivent mettre en place des systèmes pour empêcher la propagation de contenus nuisibles ou illégaux, y compris les abus sexuels sur enfants. Si X est reconnu coupable de ces obligations, l’entreprise pourrait faire face à des amendes allant jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires annuel mondial ou être contrainte de modifier ses pratiques de plateforme. L’enquête élargit une enquête européenne existante sur les systèmes de recommandation de contenu et les dispositions de transparence de X, mettant en lumière un contrôle réglementaire plus large de la plateforme.

Cette action de la Commission fait suite aux réponses réglementaires internationales aux capacités de génération d’images de Grok. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, l’Australie, la Malaisie et d’autres, ont lancé leurs propres enquêtes ou, dans certains cas, temporairement restreint l’accès à l’outil en inquiétude qu’il permettrait aux utilisateurs de créer du contenu deepfake sexualisé sans consentement. Les critiques ont souligné des incidents où Grok a produit des images inappropriées malgré les mesures de protection mises en place par X.

X a mis en place des mesures visant à limiter la génération d’images explicites, notamment en restreignant certaines fonctions de retouche d’image dans les juridictions où un tel contenu est illégal. L’entreprise a déclaré avoir des garanties pour prévenir la création de produits nuisibles, mais les régulateurs et groupes de défense ont remis en question la suffisance de ces mesures. L’enquête européenne examinera à la fois l’adéquation de ces mesures et le respect par X des exigences légales de réduction des risques et de modération de contenu

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