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Un jeune de 18 ans inculpé pour cyberattaque contre l’autorité fiscale française

Les autorités françaises ont inculpé un jeune homme de 18 ans soupçonné d’avoir participé à une cyberattaque majeure contre l’administration fiscale du pays, qui a révélé des informations appartenant à 678 000 contribuables.

 

 

Le suspect, qui aurait utilisé l’alias en ligne « ChatNoir », a été arrêté par l’Office français de lutte contre la cybercriminalité (OFAC) dans la région parisienne le 18 août. Deux jours plus tard, il a été officiellement placé sous enquête et placé en détention provisoire.

Les enquêteurs soupçonnent l’adolescent d’être lié à ZeroBytes, un groupe de hackers qui a revendiqué des attaques contre plusieurs services gouvernementaux français et des organisations privées.

L’affaire fait suite à une violation de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) de France. Les autorités avaient précédemment confirmé qu’un attaquant avait obtenu un accès non autorisé à ses systèmes fin juin par usurpation d’identité. L’accès a été annulé, mais pas avant que des informations concernant des particuliers et des entreprises n’aient été consultées et extraites.

Le DGFiP a ensuite déterminé qu’environ 678 000 personnes avaient été touchées. Les informations compromises comprenaient des informations d’identité et de contact, ainsi que des dossiers fiscaux, de revenus et de propriété. ZeroBytes a affirmé que son accès concernait des données concernant plus de deux millions de personnes, mais les autorités françaises n’ont pas confirmé ce chiffre.

Le jeune homme de 18 ans fait face à de multiples accusations, notamment l’accès non autorisé à des systèmes automatisés de traitement des données, l’extraction et la possession de données, la participation à un complot criminel et le refus de fournir aux autorités un secret de déchiffrement cryptographique. Certaines des infractions présumées concernent des systèmes exploités par l’État français.

S’il est reconnu coupable des chefs d’accusation les plus graves, il pourrait encourir jusqu’à dix ans de prison et une amende de 300 000 €.

Le suspect était déjà connu des enquêteurs. Il avait déjà été inculpé dans deux enquêtes distinctes sur la cybercriminalité impliquant des attaques présumées commises en 2023 et 2024 alors qu’il était encore mineur. Il était sous surveillance judiciaire lors de son arrestation dans le cadre de l’enquête DGFiP.